– Supras
Auteuil 1991
– Boulogne Boys 1985
– Lutèce Falco
– Tigris Mystic
– Gavroches de Paris
– Rangers Paris
– Hoolicool
– Titi Fosi
– Authentiks
– Kriek Paris
– Unité Amok
– Parisii
Il
est battu par les flots mais ne sombre pas. Devise
de la Ville de Paris, celle-ci peut également
s’appliquer à l’un des nombreux groupes
de supporters du club de la capitale, les Boulogne
Boys 85. Véritable vaisseau amiral du paysage
des tribunes parisiennes, les Boys voguent contre
vents et marées ; ils ont acquis une aura
incontestée et incontestable auprès
des autres supporters de Paris ou d’ailleurs.
Si
aujourd’hui, le club parisien peut compter sur
l’appui inconditionnel d’une quinzaine de groupes
ou associations, cette abondance est somme toute
relativement récente. Jusqu’à l’ère
Canal +, les Boys ont occupé une position
hégémonique, tant au niveau local
que nationale. Et même si cette prolifération
à quelque peu entamé leur potentiel,
la simple évocation du nom de Boulogne
Boys incite à la reconnaissance et au respect.
8
juin 1985, l’équipe des Fernandez, Rocheteau,
Toko et autre Susic dispute sa troisième
finale de coupe de France face à Monaco.
Malgré la défaite, ce jour est marqué
d’une pierre blanche pour le Kop de Boulogne,
tribunes de ralliement des inconditionnels du
PSG. Grâce au mécénat, plus
ou moins forcé, de la SNCF, une voile concrétise
la naissance des Boulogne boys. Avec un objectif
déclaré, introduire un zeste de
culture transalpine dans une tribune traditionnellement
inspirée par les fans de la perfide Albion.
La légende peut prendre forme…
Sous
l’impulsion de son créateur, Franck Delobel,
alias « dieu », les boys endossent un
caractère solennel, devenant une association
loi 1901. Parallèlement à cette
officialisation, ils développent un particularisme
lié en grande partie au prestige du groupe.
Des groupes tels que les Gavroches, les Lutece
falco ou les Rangers ont tout été
fondés par d’anciens membres des boys.
Bien
que le premier titre de champion de France décroché
par les troupes de Borelli n’ait pas eu les effets
escomptés, la motivation du groupe n’est
en rien altérée par ses prestations
médiocres. À plusieurs reprises,
les boys illuminent l’enceinte du PSG. L’utilisation
pléthorique de fumigènes ou la première
d’une grande voile dans un stade français
contribuent à installer les boys sur un
piédestal. C’est ainsi que le slogan de
cette fameuse voile, « notre histoire deviendra
légende », est devenu à lieu
commun auprès de nombreux supporters français.
Paris avait des fans, dorénavant elle aussi
ses ultra. Tout comme leurs modèles italiens,
les boys s’affirment comme des grands dévoreurs
de bitume. Par amour du club, ils n’hésitent
pas à parcourir les milliers de kilomètres
et à accrocher leur banderole, tel un oriflamme,
sur les différents stades de France et
d’Europe. La réputation de l’association
est alors à son zénith. Les liens
amicaux noués avec la Fossa dei Leoni,
le principal groupe de supporters du Milan AC,
confèrent aux Boulogne Boys la reconnaissance
des pairs fondateurs et une renommée internationale.
Pourtant,
la bonne étoile qui semblait éclairer
la bonne marche du groupe va peu à peu
s’éclipser, allant jusqu’à remettre
en cause la pérennité de l’association.
Prenant une part active à la prise de pouvoir
de l’équipe dirigeante menée par
Canal + (avril 1991 : manifestation spontanée
du Kop lors de PSG / AS Monaco ; grève
pour PSG / Toulouse), les Boys ne sont pas récompensés
comme il se doit de leur fidélité
au maillot rouge et bleu.
Par
la suite, la multiplication des incidents, au
parc comme a l’extérieur, l’intensification
des pressions et interdictions de toutes horizons,
la décomposition du Kop conduisent le groupe
à ne plus afficher ses couleurs pendant
quelques temps.
Pire,
« dieu » offre à ses disciples
un amer héritage. En effet, le fondateur
du groupe lègue à ses successeurs
un lourd déficit, emportant avec lui quelques
souvenirs de sa présidence, comme par exemple
la caisse. La passation de pouvoir et loin de
se faire dans la douceur, les nouveaux dirigeants
doivent s’atteler à remonter la pente.
Au
prix de nombreux efforts et sacrifices de son
équipage, le navire « Boys » refait
surface pour de nouveaux périples. Malgré
les contraintes engendrées par la sectorisation
du Kop, ils reprennent du poil de la bête,
animant avec la collaboration active des Rangers
le Boulogne rénové. Et les remous
passés n’ont aucunement terni la tradition
revendicatrice des Boys. Même si elle leur
cause parfois quelques problèmes, ils restent
profondément attaché à cette
liberté d’expression. Le changement de
logo ou de maillot, les travaux du Kop, les craintes
du départ pour Saint Denis sont autant
d’occasion de « Dies Irae » pour le groupe.
À
des années-lumière de l’obscure
réputation que certaines personnes se délectent
à propager, les Boys feront vibrer le parc
pour encore de longues années en rouge
et bleu.
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