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OK,
A-loui-si-o. Te sens tu à l’aise au PSG
?

Je suis très content (en français,
SVP, avant d’enchaîner définitivement
en Portugais), car je pensais mettre beaucoup
plus de temps à m’intégrer dans
l’équipe. Nous avons beaucoup parlé
entre joueurs, et beaucoup joué aussi,
entre le championnat et l’Intertoto. Mais finalement,
tout s’est passé très vite. La présence
de mes anciens coéquipiers Stéphanois,
Alex, Potillon et Alonzo, m’a sans doute beaucoup
aidé. Le fait qu’il y ait des Brésiliens
et des Portugais aussi. Je n’ai pas de problème
pour communiquer, et les automatismes sont ainsi
venus plus vite.

As-tu
été surpris quand le PSG a souhaiter
t’engager ?

Non, je savais que 4 clubs s’intéressaient
à moi, dont le PSG. Là encore, ça
s’est passé très vite. En 3 jours,
je suis passé du stage de préparation
de Saint-Etienne à celui du PSG, en Espagne.
Et je n’ai pas hésité : j’ai opté
pour Paris parce que c’était le meilleur
choix.

Tu
avais vraiment envie de venir à Paris…

Le Paris Saint-Germain est, selon moi, l’un des
plus grands clubs européens. Parmi les
clubs au sein desquels j’ai évolué,
c’est celui que possède les meilleures
structures. Et surtout, il est le club Français
le plus réputé au Brésil.
Tout le monde, là-bas, connaît le
PSG et tous les Brésiliens qui y sont passé,
tels Raï, Leonardo, Valdo… Ces joueurs
ont gardé un excellent souvenir du Club,
et s’en sont fait l’écho en revenant au
pays.

A
ce point-là ?

Vous ne vous en rendez peut-être pas compte,
mais beaucoup de joueurs brésiliens ont
envie de venir ici. Regardez Ronaldinho… C’est
super qu’il soit là. Nous nous entendons
très bien, sans compter qu’il est sous
les projecteurs, et que je vais peut-être
aussi en profiter pour me faire remarquer…

Le
PSG est donc, selon toi, plus connu, au Brésil,
que des équipes comme Manchester ou la
Juve !

Oui, encore plus. Certains matchs du PSG y sont
retransmis, ce qui permet à ma maman de
me suivre depuis mon village d’Atalaia. De là-bas,
elle a pu voir mes buts en Coupe d’Europe contre
Brescia et le Rapid Bucarest !

Quand
tu étais au Brésil, imaginais-tu,
un jour, jouer au PSG ?

Non, jamais ! Jusqu’à l’âge de 18
ans, je ne pensais même pas devenir joueur
professionnel. Je travaillais pour aider ma famille
(dans une usine de canne à sucre, puis
dans une churrascarria, un restaurant typiquement
Brésilien). Après, les événements
se sont enchaînés très vite…
Jamais je n’aurais imaginé atterrir à
Paris, jouer au Parc des Princes, me promener
sur les Champs-Elysées ! C’est incroyable.
Je suis passé du rêve à la
réalité.

Enfant,
voulais-tu devenir footballeur professionnel ?

Oui, j’étais fou de foot. Quand nous faisions
des matchs, je continuais à jouer durant
la mi-temps. A l’école, pendant la récréation,
je jouais aussi. Le ballon, le ballon, toujours
le ballon… J’aimais bien Zico et Bebeto, mais
je n’avais pas véritablement de joueur
préféré. Je rêvais
de la Seleçao en général…
Plus tard, j’ai vu Romario à la télé
et ça a été le coup de foudre.
Son jeu, c’était comme une belle chanson
! Je l’ai remarqué dès ses débuts
au Vasco de Gama, au milieu des années
80, avant qu’il n’éclate au PSV Eindhoven.
Ensuite, j’ai suivi sa carrière à
Barcelone, puis pendant la Coupe du Monde 94.
Quand il est rentré au Brésil, il
a joué au Flamengo. C’est là que
je l’ai connu et que tout, dans ma vie, a commencé
à changer. Pour moi, c’est le meilleur
attaquant du monde.

Comment
es-tu passé de ton travail, dans une usine
de canne à sucre, au Flamengo de Rio ?

Le président du club de Maceio, la grande
ville la plus proche d’Atalaia, m’a remarqué
un peu par hasard, lors d’un test. Après
quelques mois à Maceio, j’ai eu l’opportunité
de tenter ma chance au Flamengo et j’ai convaincu
les dirigeants.

Comment
c’était, là-bas ?

Incroyable ! En 1995, lors d’un match entre le
Flamengo et l’Independiente de Buenos Aires, en
Coupe d’Amérique des Clubs, j’ai joué
au Maracana devant 120 000 personnes… Un stade
comble qui, parfois, scandait mon nom. C’était
une immense émotion. Tu as des frissons
sur tout le corps, les poils qui se dressent sur
la peau… Je n’y croyais pas. Dire que quelques
mois plus tôt, je travaillais à l’usine…

A
Flamengo tu as donc connu Romario…

Il m’a pris en affection et m’a beaucoup aidé.
Et quand il aime une personne, il est très
fidèle. J’étais toujours avec lui,
à la plage, en discothèque… C’était
formidable. Ma boucle d’oreille, c’est lui qui
me l’a donnée. Je me suis inspiré
de son style de jeu dans certaines situations,
notamment dans les face-à-face avec le
gardien : je le fixe, puis je donne un coup de
reins pour le prendre de vitesse… J’ai marqué
beaucoup de buts comme cela.

A
l’époque du Flamengo, avais-tu un surnom
?

J’en avais plein, mais celui qui m’est resté
pendant un bon moment au Flamengo, c’est « Chulapa ».
Ca veut dire « l’homme qui a de grands pieds ».
Ensuite, j’ai joué à Goiana, en
deuxième division. J’étais en superforme
et j’ai marqué 27 buts. La presse local
m’a alors surnommé le « Taureau de
Goias ». C’est là que les dirigeants
de Saint-Etienne m’ont remarqué, en supervisant
Alex, qui jouait aussi là-bas.

Tu
as toujours l’air de bonne humeur !

J’ai toujours été comme cela, et
je n’ai pas de raison de changer, surtout maintenant
que j’ai de quoi profiter de la vie. Quand j’étais
petit, je voyais les joueurs qui gagnaient beaucoup
d’argent et je me disais : un jour, si je gagne
aussi bien ma vie, j’aiderai le maximum de personnes.
C’est ce que j’ai fait, avec la construction d’une
crèche pour des enfants déshérités
dans mon village d’origine, Atalaia. Une centaine
d’entre eux peuvent ainsi manger et s’habiller
grâce à mon argent. C’est aussi cela
qui me rend heureux, plus que de marquer des buts
ou de gagner des matchs. Au passage, Luis Fernandez
m’aide dans ce projet. C’est vraiment un entraîneur
formidable…

Te
sens-tu chez toi à Paris ?

Oui, à 100%. C’est une ville que l’on adore
avec ma femme. Ah, les Champs Elysées,
la Tour Eiffel…

Y
a-t-il d’autres championnats qui t’attirent ?

L’Italie et l’Espagne, avec notamment le Real
Madrid. J’adore le voir jouer… En Italie, j’aime
bien la Juve, le Milan AC… Mais aujourd’hui,
je suis fier d’être Parisien.

Comment voyez-vous le PSG � la fin de la saison ?

Champion de France
En Ligue des Champions
En UEFA
En Intertoto
En crise
Sans opinion…

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JOSE ALOISIO >
José,
on se parle en Français ou en Portugais ?

Je connais beaucoup de mot français : (appliqué)
mer-ci-beau-coup, com-ment ca-va, ca-va bien…
Mais je préfère quand même que
l’on discute en Portugais. Je suis plus à
l’aise. Au passage (il commence à rire),
j’en profite pour dire que même si mes coéquipiers
au PSG, m’appellent José, je préfère
que l’on m’appelle par mon prénom. Alors
appelez-moi Aloisio ! je pense que pour les Français,
José est plus simple à prononcer.
Mais Aloisio, pour moi, c’est plus joli (il éclate
de rire).