– Supras
Auteuil 1991
– Boulogne Boys 1985
– Lutèce Falco
– Tigris Mystic
– Gavroches de Paris
– Rangers Paris
– Hoolicool
– Titi Fosi
– Authentiks
– Kriek Paris
– Unité Amok
– Parisii
Justement,
la saison passée, le PSG avait démarré
le championnat en trombe avant de s’écrouler
durant l’hiver…
Forts de cette malheureuse expérience,
nous avons aucune envie de la revivre. Je crois
que nous avons retenu la leçon et que nous
sommes un peu plus matures, avec l’envie de goûter
à autre chose…
L’ambiance
est-elle vraiment différente par rapport
à l’an dernier ?
Elle l’est dans la façon de procédé,
dans la détermination, dans l’envie, dans
tout… Ça se sent ! L’équipe a
davantage de caractère, comme elle l’a
prouvé en revenant au score à Monaco
et contre Lens, alors qu’elle était menée
2-0. L’an dernier, nous en aurions peut-être
pris un ou deux de plus… C’est vraiment le signe
que cette fois, mentalement, nous sommes présents,
avec une force collective pouvant nous permettre
de recoller dans les moments les plus difficiles.
Sens-tu
le public sensible à cet état d’esprit
?
La saison passée, les supporters sont restés
sur leur faim. Ils avaient des raisons d’être
mécontents… Aujourd’hui, je suis sûr
que quasiment tout le Parc prend du plaisir à
nous voir jouer. Nous arrivons à allier
maîtrise, beau jeu et résultat. Et
de voir les supporters heureux, c’est contagieux.
Ça nous motive encore plus.
Quelles
sont, selon toi, les forces et les faiblesses
du PSG version 2001/2002 ?
La force du PSG, c’est d’abord sa qualité
défensive. Nous avons tous pris conscience
qu’il fallait défendre et attaquer à
onze. Et avec notre potentiel offensif, une fois
que le ballon est récupéré,
nous savons très bien que devant, tout
peut aller très vite. Les défauts
? Il y a toujours des choses à améliorer…
Peut-être sur les coups de pieds arrêtés.
Sans compter qu’avec la moyenne de taille de notre
effectif, nous devrions nous imposer davantage
physiquement et marquer un peu plus de buts.
Parle-nous
de ton fabuleux retourné contre Monaco…
Ça restera pour moi une image forte, surtout
que je ne marque pas souvent de buts. Alors un
retourné comme celui-là ! Mais il
reste anecdotique. J’ai surtout été
marqué par nos deux « rush », à
Monaco et contre Lens, dont j’ai déjà
parlé. Le match contre Brescia, en finale
retour de l’Intertoto, m’a aussi beaucoup plus.
Nous nous sommes montrés très solides,
fort d’un état d’esprit irréprochable,
et nous avons été récompensés
même si ce ne fut pas une grande partie
sur le plan technique. Au niveau de la solidarité,
de l’état d’esprit, je le répète,
là, on a été fort…
L’optimisme
est-il ainsi de mise pour la suite de la saison
?
C’est peut-être un peu tôt pour le
dire, mais je pense sincèrement que le
PSG fait partie des équipes capables de
remporter le championnat.
Qui
seront les autres candidats au titre ?
Je pense notamment à Bordeaux, qui a un
potentiel énorme, à Lyon, très
régulier dans le haut du tableau depuis
plusieurs années, à Lens, pouvant
jouer les trouble-fêtes et pourquoi pas
à Auxerre. On sait depuis plusieurs années
que l’AJA est une équipe bourrée
de jeunes talents. Et gare à eux quand
ils sont en confiance…
Parmi
les favoris, tu ne cites ni Monaco, ni Marseille…
Ni Nantes qui se trouve dans une situation très
délicate. On sait très bien qu’un
titre de champion est toujours difficile à
digérer. Avec l’effectif qu’ils ont, je
vois bien les Nantais redresser la barre, mais
je ne pense pas qu’ils viennent se mêler
à la lutte pour le titre.
Que t’inspire le début de saison de
Marseille ?
J’ai quelques amis parmi les joueurs et ça
me fait de la peine pour eux de voir qu’avec la
pression qu’ils ont aujourd’hui sur les épaules,
ils ne puissent pas exercer sereinement leur métier.
Cela dit, je ne pense pas à Marseille mais
au PSG. Rien qu’au PSG.
Y a-t-il une équipe qui te surprend,
que tu aimes regarder jouer ?
… Le PSG ! Je pense sincèrement que Paris
est une équipe agréable à
voir évoluer.
Le
championnat reste-t-il l’objectif prioritaire
du club ?
Oui ! La Coupe d’Europe, c’est un bonus. Mais
il faut bien avouer que sur le terrain, nous ne
nous posons pas de question. Nous jouons les matchs
les uns après les autres, sans nous mettre
la pression et en faisant en sorte de prendre
tout ensemble du plaisir. Le groupe est de qualité
sur le plan qualitatif, comme quantitatif. Sur
ce dernier point, je ne me fais pas de souci quand
à d’éventuels problèmes de
fatigue : il y a de quoi faire tourner l’effectif.
Tu
as passé dix ans à Lens et une saison
à Barcelone. Comment se situe, selon
toi, le PSG par rapport à ces deux clubs
?
Entre les deux. Lens est un club en devenir qui
augmente son budget chaque année. Il a
défloré son palmarès avec
un titre en 98 et la Coupe de la Ligue en 99.
J’en étais et d’excellents souvenir demeurent.
Quand à Barcelone, c’est un des plus grands
clubs d’Europe, voire du monde, avec un palmarès
formidable. Le PSG a aussi un palmarès,
mais avec encore tellement de choses à
prouver. Je pense qu’il n’est pas facile pour
un club français de rivaliser avec des
équipes comme le Barça, Manchester
ou le Bayern. Les moyens ne sont pas les mêmes…
Que
retiens-tu de ton passage au Barça ?
C’est un très bon souvenir. Je savais que
ça allait être difficile, mais quand
on a la chance de côtoyer certains des meilleurs
joueurs du monde, on ne peut que progresser. C’est
vraiment un autre monde, où les gens vivent
complètement le football. Quand ils naissent,
c’est avec les couleurs d’un club et c’est pour
la vie. Quand on se déplace au stade, c’est
en famille, du petit bonhomme de trois ans à
la grand-mère de soixante-dix. C’est phénoménal
!
Et
aujourd’hui, tu parles espagnol. Ça aide,
cette saison…
C’est vrai que dans l’équipe, il y a un
certain nombre de joueurs espagnols et argentins.
D’ailleurs, sur le terrain, dans les moments chauds,
je les replace instinctivement en espagnol. Ça
fait gagner du temps !
Au
fait, quelle langue est la plus employée
dans l’équipe ?
Le français en priorité. Les joueurs
étrangers doivent ainsi se mettre au diapason
et nous essayons de les aider, de ne laisser personne
dans son coin. Nous faisons aussi en sorte qu’aucun
clan ne se forme, ni espagnol, ni brésilien…
Cela pourrait nuire à la cohésion
du groupe. En résumé, tout se passe
très naturellement.
Zinedine
Zidane a lui aussi été tenté
cet été par la Liga. On a beaucoup
parlé de son transfert record. Les sommes
sont de plus en plus folles…
C’est vrai que le foot business a une emprise
beaucoup plus importante qu’auparavant. Les clubs
ont plus de moyens et les droits télé
ont augmenté, ce qui explique de telles
sommes. Mais il ne faut pas croire que cela soit
général et faire très attention
à tout ce qui peut être écrit
sur le sujet. Sur un plan personnel, je trouve
que Zidane mérite autant son salaire que,
par exemple, un Bill Gates. Il fait rêver
des milliers de personnes…
A
Lens, c’était une autre dimension…
On ne peut pas oublier un club familial comme
Lens, où il y a vraiment un état
d’esprit hors du commun. Les supporters sont très
proches des joueurs et, même s’ils ont des
soucis, ils se déplacent aux entraînements
et aux matchs. C’est le Nord, c’est particulier.
Paris, c’est encore autre chose. Avec le Camp
des Loges situé en périphérie,
il y a forcément moins de proximité
avec les supporters.
Aujourd’hui,
te sens-tu encore un peu Lensois ?
A partir du moment où je porte les couleurs
d’un club, je m’investis à fond pour lui.
Je suis donc Parisien à 100% et ça
ne fait pas le moindre doute dans mon esprit,
d’autant plus que je suis originaire de la région
parisienne. J’ai passé quinze ans en banlieue,
à Villeparis. Paris est une ville que j’aime
malgré le climat, une ville que l’on a
jamais fini de découvrir et où il
y a toujours des coins que l’on ne connaît
pas.
Parlons
de l’avenir. Penses-tu à la Coupe du Monde
qui aura lieu dans quelques mois en Asie ?
… Oui et non. J’ai eu la chance de goûter
à l’équipe de France, mais je me
dis qu’à mon âge, pour retrouver
une place au sein, il faut soit faire partie des
« cadres », soit faire une saison extraordinaire,
surtout que beaucoup de jeunes joueurs poussent
au portillon. Mais je relativise, car ce n’est
pas le premier de mes objectifs. Je donne complètement
priorité au PSG. Mon seul regret est de
ne pas avoir pu démontrer mes qualités
sur un matchs complet en Bleu…
Où seras-tu dans un an ?
J’ai encore deux ans de contrat avec le PSG et
je compte donc bien être là ! Mais
en football, les choses vont vite. C’est pourquoi
je préfère vivre le moment présent,
savourer… Quand on joue au Parc, chaque fois
devant 40 000 spectateurs, c’est tout de même
extraordinaire. Je suis persuadé que j’ai
encore beaucoup de moments de plaisir à
vivre à Paris. Quand on a fait un bon match
et que le lendemain, une bonne centaine de personnes
se déplacent à l’entraînement
pour vous féliciter, que demander de mieux
? Voir des traces de bonheur sur le visage de
nos supporters, il n’y a rien de tel pour me motiver…
J’ai faim de titres avec Paris.
Comment voyez-vous le PSG � la fin de la saison ?
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| Fred, comment juges-tu, en tant que capitaine, le début de saison du PSG ? En ce qui concerne d’abord le capitanat, je n’étais pas demandeur. Mais j’ai une mentalité de gagneur, je dis toujours ce que je pense, je n’ai pas ma langue dans ma poche, j’aime être franc et que l’on soit franc avec moi. Je crois que c’est toutes ces raisons que l’on m’a proposé le brassard. A partir du moment où l’on me fait confiance pour ce genre de responsabilité, j’assume totalement. Et aujourd’hui, je suis un capitaine satisfait. Avec tout les changements durant l’été, nous craignions de retrouver les difficultés de la saison dernière et de mettre du temps à huiler les automatismes. Mais nous avons très bien travaillé et le fait d’avoir joué l’intertoto nous a sans doute permis d’avoir rapidement des repères. Reste à ce que tout cela dure dans le temps. |
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