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– Parisii
Pourquoi
as-tu finalement choisi le foot ?
J’ai joué à Aiguebelle puis à
Chambéry, où j’ai eu la chance de
disputer des coupes inter-districts qui m’ont
permis d’être repéré par Lyon
dont j’ai intégré le centre de formation
à l’âge de 16 ans. Parallèlement,
je continuais à skier et à participer
à des compétitions via l’entreprise
dans laquelle travaillait mon père. J’aimais
bien les piquets, avec des sensations qui n’étaient
pas sans me rappeler celles des dribbles, notamment
au niveau du déhanchement. J’ai pourtant
dû me résoudre à ne plus monter
sur les planches par rapport à ma volonté
de faire carrière dans le foot. Je ne voulais
surtout pas prendre de risques, tant je m’étais
consacré au ballon rond au détriment
même des études. Ainsi, depuis plus
de dix ans, je n’ai plus jamais remis les pieds
sur des skis ! Mais je n’ai surtout pas à
me plaindre tant ce que je vis grâce au
football est formidable.
La concurrence était très rude
à l’OL, avec les Coquard, Caveglia, Bardon,
Maurice…
Je suis resté six ans à Lyon, où
j’ai été formé par José
Broissart. J’y ai remporté la Coupe Gambardella
en 94 et j’ai fait une bonne saison 96/97 en CFA,
avec deux apparitions en D1. Je m’attendais donc
à rebondir en équipe première
mais, en avril 97, on m’a expliqué que
l’OL ne comptait pas sur moi pour l’avenir. La
pilule a été dure à avaler…
Heureusement, Francis Smerecki m’a sollicité
dans la semaine qui a suivi pour signer à
Guingamp. C’était une bonne opportunité
de prouver, au sein d’un club plus « familial »,
ce dont j’étais capable en D1.
Mais
tu n’as joué que six matches en D1 pour
ta première saison guingampaise !
Et même aucun match en tant que titulaire,
alors que j’ai terminé meilleur buteur
de CFA. Nous sommes ensuite descendus en division
2 et, surprise à mon retour de vacances,
Papin et Tamazout avaient été recrutés
! Tout cela n’a encore une fois pas été
très facile à vivre, ce qui m’a
incité à aller faire un essai en
octobre à Troyes, second de D2 alors que
Guingamp se débattait en queue de classement.
C’est à ce moment que s’est produit le
déclic, le staff breton s’étant
alors demandé pourquoi j’intéressais
une bonne équipe comme l’ESTAC. Après
cet essai dans l’Aube, j’ai commencé
à intégrer le groupe et à
marquer, d’abord à Beauvais puis en l6e
de finale de Coupe de France face à Strasbourg
pour le premier match de Guy Lacombe en tant que
successeur de Smerecki. Un excellent souvenir
puisque j’ai inscrit face aux Alsaciens les deux
buts de la victoire (2-1).
C’était
parti !
C’était au contraire l’inconnu parce que
Guy Lacombe ne nous connaissait pas. Il nous a
donc tous fallu revêtir le bleu de chauffe,
une chance en ce qui me concerne puisque j’ai
réussi à me faire une place dans
le groupe avec, dans la foulée, 22 buts
inscrits à mon compteur en 98/99 et 99/00,
saison synonyme de remontée en D1. Et le
29 septembre 2000, j’ai enfin pu réaliser
avec Guingamp ce que je n’avais pas pu faire avec
Lyon : jouer un match de première division
à Gerland ! Je suis entré à
dix minutes de la fin et j’ai même marqué
le but de la victoire bretonne. C’est l’un de
mes meilleurs souvenirs… Une sorte de revanche,
en présence de mes parents et de mes beaux
parents en tribune.
L’histoire
est un éternel recommencement, puisque
tu viens de jouer avec le PSG un bien mauvais
tour à tes ex-coéquipiers guingampais
!
C’est différent car j’ai gardé beaucoup
plus d’affinités avec les joueurs de l’En
Avant, bons souvenirs partagés à
la clé jusqu’à l’année passée.
Afin de franchir un palier dans ma carrière,
j’ai en effet manifesté mon envie de quitter
le club, où je commentais à faire
partie des meubles. Cela s’est mal passé
avec certains dirigeants qui, cette saison encore,
m’ont ouvert des portes pour mieux les refermer
au moment ou un transfert risquait de se concrétiser.
Un an et demi de faux départs ! On n’avait
pas le droit de jouer ainsi avec la vie de ma
famille. C’est à ce moment là que
j’ai décidé, contre nature et sans
le préméditer, de sécher
l’entraînement.
La
« libération » est intervenue le
26 janvier dernier avec ton arrivée à
Paris. Pas le pari le plus facile…
Mais une vraie libération, un rêve
aussi, d’autant plus que le PSG est selon moi
le meilleur club de France, sans compter sa grande
notoriété en Europe. J’intéressais
notamment Ipswich, Westham et surtout Lille, mais
ce fut inespéré, fabuleux d’être
sollicité par le Paris Saint-Germain, évoluant
dans une autre dimension. J’en veux pour preuve
notre encadrement qui met tout en œuvre pour
nous aiguiller, nous aider à nous sentir
bien. A ce sujet, je veux faire un petit clin
œil à Yves qui n’a pas ménagé
ses efforts afin que ma famille se sente très
vite « chez elle » à Paris. A titre
de comparaison, lorsque j’ai débarqué
à Guingamp en 97, je m’étais perdu
dans la ville au point d’arriver une demi-heure
en retard à la visite médicale.
On m’a alors dit de revenir trois jours plus tard,
trois jours durant lesquels je n’ai pas pu jouer
puisque je n’étais pas assuré. Ce
n’est pas faire injure à l’En Avant
que de dire cela, c’est simplement comparer deux
mondes différents.
Avais-tu
imaginé jouer un jour au Parc des Princes
en Rouge et Bleu ?
Honnêtement, je ne m’y attendais pas. J’avais
un bon souvenir du Parc puisque pour ma « première
fois », nous étions venus y gagner
(3-1) avec Guingamp la saison passée. On
me parlait beaucoup de la bonne ambiance régnant
au Paris Saint-Germain et cela s’est confirmé
à tous les niveaux dès le premier
jour où je suis arrivé. En plus,
pour mon premier match (NDLR : contre Lorient),
j’ai eu la chance de gagner (5-0), de marquer
et de me faire ovationner par les supporters quand
je suis sorti à dix minutes de la fin.
Ce sont sans doute les meilleurs « frissons
de foot » que j’ai pu jusqu’à présent
ressentir dans ma carrière. Tout cela ne
me monte pourtant pas à la tête :
je sais d’où je viens et par où
je suis passé, alors je savoure l’instant
présent.
Définis-nous
ton style de jeu…
Ah, non (rires) ! Je n’aime pas parler de moi.
Okocha
dit que c’est un plaisir de jouer avec toi !
C’est gentil (rires). Venant d’un joueur comme
lui, c’est un très beau compliment.
Penses-tu
aux moments plutôt pénibles que traverse
Laurent Leroy ?
Je sais que c’est grâce, ou plutôt
à cause de sa blessure que Luis Fernandez
a pensé à moi. Je l’ai dit dès
le premier jour de mon arrivée à
Paris : je suis de tout coeur avec Laurent d’autant
plus que je n’ai pas été déçu
après que l’on m’avait dit sur lui. C’est
un mec super.
Et
Luis ?
C’est quelqu’un de passionné qui défend
jusqu’au bout ses joueurs, son club. Il est vraiment
très près de nous. C’est quelque
chose de fabuleux et de primordial pour que nous
tirions tous ensemble dans le même sens.
Sa suspension nous a sans doute inconsciemment
fait du mal mais nous essayons d’en faire abstraction.
A ce sujet, je pense que c’est parce que nous
nous appelons le Paris Saint-Germain que l’on
a fait tellement bruit de ce côté
là. On a aussi beaucoup épilogué
suite à notre défaite malheureuse
face à Lorient en Coupe de France alors
que l’élimination de Monaco, le lendemain
par Nîmes, a fait trois lignes dans les
journaux.
Et
Ronaldinho ?
C’est un véritable phénomène
non seulement sur le terrain mais aussi en dehors,
tant il est adorable et gentil. C’est un plaisir
de le regarder jouer, mais il ne faut pas se contenter
du rôle de spectateur et essayer de le suivre
! Dans le genre, « Jay-Jay » est aussi
très fort.
Fais-tu
des rêves de ligue des champions ?
Chaque chose en son temps. Je m’attache à
toujours garder les pieds sur terre, bien aidé
en cela par ma femme sans oublier mes parents
et mes beaux parents. J’ai vraiment un esprit
très « famille », ce qui ne m’empêche
pas de foncer. A 26 ans, je ne devais ainsi plus
perdre de temps et aujourd’hui, j’ai l’impression
d’en gagner à Paris. Dès mon arrivée,
j’ai d’ailleurs tenu à m’installer dans
une maison située près du Camp des
Loges. Je considère en effet qu’être
« bien chez soi » contribue grandement
à la réussit d’un joueur. Et au
Paris Saint-Germain, en toute modestie, je me
sens chez moi.
Comment voyez-vous le PSG � la fin de la saison ?
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| FABRICE FIORESE > |
| Fabrice, si je te dis « chamois d’or »… (Modeste)… Je l’ai, de même que la flèche. Je suis né à Chambéry, au pied des Alpes et dès mon plus jeune âge, mes parents m’ont emmené skier du côté de la Maurienne et de la Tarentaise. Mais j’ai vite attrapé le virus du foot avec un papa éducateur à Aiguebelle, que je suivais sur tous les terrains. Mon programme était plutôt sympa : foot en semaine et ski le week-end ! |
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